Nous abordons prioritairement cette question car le fait de fuir nos difficultés est un automatisme que beaucoup d'entre nous avons inscrit dans nos neurones depuis notre plus tendre enfance. C'est l'évitement répété de situations auxquelles nous avons été confrontés, aidés en cela souvent par nos parents, qui nous encourage aujourd'hui à reproduire nos comportements et fuir la responsabilité qui est la nôtre lorsque nous nous engageons dans un projet.
Dans une entreprise, un projet est le plus souvent porté par une équipe dirigée par un leader. Si le projet avorte, le leader devra sérieusement s'interroger sur la manière dont il a envisagé dès l'origine de mener celui-ci et d'examiner les ruses dont il a fait usage pour, soit ne pas assumer ses responsabilités, soit pour reporter sur autrui la responsabilité de l'échec.
Lorsque nous nous lançons dans une nouvelle entreprise, nous devons sans cesse garder à l'esprit que le cheminement vers le but est nécessairement un moyen de croissance de notre conscience. Le fait de renoncer, en nous détournant de notre but initial à pour conséquence de freiner notre développement personnel et celui de l'équipe qui nous accompagne.
Nous quittons de ce fait une voie pour partir à l'aventure sur une autre voie, pensant ainsi résoudre nos difficultés. Or, ce changement radical plutôt que de nous apporter satisfaction va à un moment ou un autre nous obliger à faire face à de nouveaux problèmes qui seront peut-être pires que ceux auxquels nous avons renoncés à confronter initialement. Rappelons nous l'adage qui nous recommande de ne pas sauter du coq à l'âne.
Voici les raisons pour lesquelles il est primordial d'explorer nos mauvaises attitudes et les neutraliser pour adopter une démarche plus honnête vis à vis de nos projets pour en aborder les étapes plus sereinement. Nous nous rendrons compte que ces attitudes répétitives ne produisent que de fausses solutions qui ne sont en fait que des échappatoires. Le fait de confronter loyalement nos attitudes nous permettra de surmonter les difficultés, même les plus pesantes et de nous engager dans des défis de plus en plus nobles.
Jean-Pierre MECHIN




















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